Généalogies de Bamena dans le Binam – Ouest Cameroun
Chefferie et village de Bamena, cadre ancestral d’une grande famille bamiléké
BAMENA est un village du Cameroun dans la Région de l’Ouest (nom officieux traditionnel = Binam « Ouest » étymologie PI = éteindre, couper et NAM = Soleil) situé dans le département du Ndé (NDE = Noblesse Dignité Elégance) sur la route de Bagangté vers Bafang, à distance d’environ 263 km de Yaoundé (capitale politique et administrative du Cameroun), de 236 km de Douala (capitale économique et portuaire du Cameroun) et de 47,5 km de Bafoussam (capitale régionale de l’Ouest-Cameroun)
Le CALENDRIER de HUITAINE, point commun entre les Bamilékés, les Romains et les Celtes !
Le calendrier de Bamena, comme tous les calendriers du pays Bamiléké, comporte des semaines de huit jours qui rythment les marchés publics qui dans notre calendrier grégorien chrétien se décalent forcément d’un jour chaque semaine : si cette semaine le marché est le lundi, la semaine prochaine sera le mardi, la suivante mercredi, puis jeudi et ainsi de suite.
Les noms de jours dans le calendrier BAMENA sont les suivants : Li’Nkap, Nzengheu, Li’Ntio, Nzedjio, Nzeleung, Li’Nkong, Nta’Sang et Ngeudjou.
Les multiples origines et désignations du peuple Bamiléké
L’étymologie du terme Bamiléké renverrait à “BA’-MIEH-LAH-KE’”, signifiant « les Frères du Pays d’en Haut » ou « les Gens de la Montagne ». Cette appellation, la plus répandue depuis deux siècles, désigne les populations de l’Ouest du Cameroun vivant à l’ouest de la rivière Noun.
Divers termes sont utilisés pour désigner les populations de l’Ouest camerounais. Binam renvoie à l’Ouest, en référence au coucher du soleil. Bagrafis/Baglafis, parfois présenté comme un ancien auto-ethnonyme, semble plutôt être une appellation récente liée au concept de Grassfields, qui décrit la région et son ensemble linguistique. Les Bamoun utilisent le terme Pankutu, signifiant « gens d’en haut », en écho au relief montagneux des territoires bamiléké. Enfin, la théorie de Dieudonné Toukam évoque l’origine Baladi, attribuant aux ancêtres bamiléké une migration depuis la vallée du Nil et un métissage avec les populations locales.
Le symbole de l’éléphant dans la société Kougang
La société Kougang fait un usage récurrent du masque éléphant, visible notamment sur les murs de la Chefferie Bamena et sculpté dans le linteau en bois de la porte gauche du portique principal. La danse Kougang, illustrée dans la gravure ci‑dessous, évoque d’ailleurs certaines traditions ésotériques européennes, rappelant par exemple des scènes du film Le Maître de Musique ou encore les processions de la Semaine Sainte en Espagne.
Par ailleurs, l’éléphant est progressivement devenu l’emblème du Kamerun allemand ; on en trouve une illustration dans un projet de drapeau allemand proposé pour le Kamerun en 1914, à la veille de la Première Guerre mondiale.
Le Feùh, héritier des titres royaux bamiléké
Le Chef supérieur, ou « Roi », appelé Feùh, porte un titre qui varie selon les villages bamiléké : Mfeu, Feu, Mfo, Foa, Fon ou Mfon, des formes proches de celles que l’on retrouve dans d’autres langues bantoues, jusqu’au swahili comorien où le terme Fani signifie également « roi ». Il constitue l’autorité suprême de la chefferie, un rôle comparable à celui des ducs, comtes ou barons de l’Ancien Régime européen.










